PROJET VEILLE TECHONOLOGIE, LE WEB 2.0

 

1- Introduction au Web 2.0

La déferlante du Web 2.0 que l’on voit sur Internet, depuis quelques années maintenant, a changé beaucoup de choses sur le web tant d’un point de vue usage, social ou encore graphique. Peut-être l’avez-vous entendu récemment chez un collègue technophile ? L’expression «Web 2.0» est utilisée depuis quelques années par les professionnels anglophones du domaine des technologies de l’information, mais n’a fait son entrée que récemment dans le vocabulaire français, le plus souvent sans que l’on sache ce qu’elle signifie exactement.

La liste des nouveaux outils de communication fournit dans le cadre de ce qu’il est convenu d’appeler le Web 2.0 ne cesse de s’enrichir. On songe notamment aux sites participatifs et communautaires dans lesquels les internautes sont les auteurs des contenus.

De même, l’essor des Blogs est incontestable et le succès des forums de discussions et autres « chat » est loin de se démentir. Le point commun entre tous est la participation active des internautes dans la création et la diffusion de contenus.

L’entreprise est elle aussi entrée dans le mouvement. Maintenant des outils de communication en ligne sont mis à la disposition des salariés et des clients.

A l’heure où Internet est un outil universellement utilisé et en constante évolution, il parait nécessaire de s’interroger sur le Web du futur. Dans un premier temps, nous allons donc éclaircir le terme de Web 2.0, puis nous allons décrire quelques exemples d’applications de ce nouveau Web et enfin nous nous pencherons sur les technologies permettant sa mise en œuvre.

2- Définition du Web 2.0

Le Web 2.0 n’est pas un standard mais plutôt une série de principes d’utilisations de technologies existantes. Le Web 2.0 est un terme souvent utilisé pour désigner ce qui est perçu comme une transition importante du World Wide Web, passant d’une collection de sites web à une plateforme informatique à part entière, fournissant des applications web aux utilisateurs.

Le Web 2.0 renvoie à une mutation majeure du réseau. Ainsi, auparavant, Internet fonctionnait de manière unilatérale. Un individu quelconque disposant de connaissances informatiques relativement avancées mettait en ligne des données que les internautes pouvaient consulter. Maintenant grâce à des applications telles que les Blogs, tout un chacun peut accéder au statut de producteur de données. La première caractéristique du Web 2.0 se révèle donc être l’aisance de créer des sites.

Cette facilité dans la production de pages web a entraîné une explosion du nombre de sites personnels, qui a elle-même entraîné une interaction accrue entre les internautes ceux-ci partageant des centres d’intérêt jusqu’à aboutir à des réseaux sociaux ; ce sont des communautés virtuelles. Nous pouvons donc sortir une deuxième caractéristique du Web 2.0, tant du côté des producteurs d’informations que des consommateurs. En effet, il ne s’agit plus d’internautes isolés mais de communautés.

Mais pour que ces groupes d’internautes puissent exister, il est impératif d’organiser une communication fluide et rapide entre tous les membres de la communauté. Cet échange d’informations se fait essentiellement avec des flux RSS* (Really Simple Syndication). Voici donc une troisième caractéristique, la très grande fluidité des informations à travers le réseau. L’internaute est informé en temps réel de toutes les mises à jour d’un site.

En résumé, le Web 2.0 peut être caractérisé par la grande facilité à produire des pages web, la constitution de communautés et une grande fluidité dans l’échange des informations entre les membres de ces groupes. L’information devient dynamique. Les pages web sont en perpétuelle évolution. Elles ne sont plus codées en HTML* (Hypertext Marckup Language) mais en d’autre langages de programmation qui affichent le contenu de bases de données où les informations circulent. Le Web 2.0 c’est aussi la présence de l’internaute, là où il échangeait uniquement via des forums et autres newsgroups. L’utilisateur peut maintenant se créer une identité numérique et faire partie d’un ou plusieurs réseaux sociaux.

Une définition du Web 2.0 en image.

3 – Comparaison entre le Web 1.0, 1.5 et 2.0

Si nous pouvons parler de Web 1.0 et Web 2.0, nous pouvons donc considérer qu’il existe un « Web Intermédiaire » que nous nommerons Web 1.5.

– Web 1.0 :

Type de Web : Statique

Technologies Associées : HTML, GIF

Caractéristique : Les pages internet sont statiques et très rarement mis à jour

– Web 1.5 :

Type de Web : Dynamique

Technologies Associées : Javascript, XHTML, PHP, ASP, CSS

Caractéristique : Avec l’apparition du PHP les sites internet sont mis à jour plus souvent, les pages web sont construites à la volée à partir d’une ou plusieurs bases de données

– Web 2.0 :

Type de Web : Collaboratif

Technologies Associées : Ajax, XML, RSS, PHP & MySQL

Caractéristique : L’utilisateur devient auteur et contributeur de pages et sites internet. Il publie des informations.

3-1 Exemple de Web 2.0

Pour concrétiser cette comparaison, nous pouvons donc citer quelques exemples de site Web 2.0

Wikipédia :
Voici un précurseur du Web 2.0. Cette encyclopédie en ligne permet à des utilisateurs de rédiger des articles sur un sujet de son choix, ainsi que modifier ceux déjà présents. Créé en 2001, c’est un des quinze sites internet les plus visités au monde selon une étude du site médiamétrie Alexa.

Youtube :
L’un des sites les plus célèbres du Web 2.0. Le principe est le partage de vidéos sur internet. Un an après sa création, Youtube héberge 60% des vidéos regardées sur internet. Il propose aux internautes de sauvegarder, commenter et récupérer leurs vidéos favorites.

Flickr :
Le principe de Flickr est le partage de photographies. Il propose une recherche par tags, par géo localisation, par date et par nouveauté.

4- Les différents sites communautaires

Nous allons voir maintenant quelques exemples de sites communautaires participant fortement à une transition vers ce nouveau Web.

Les Blogs : Contraction de Web-Log, littéralement journal en ligne, est un espace d’expression personnelle en ligne qui a connu une progression exponentielle. Plusieurs types de Blogs se distinguent, tout d’abord le Blog du journaliste qui publie ses articles pour être lu par le plus grand nombres d’internaute possible, en passant par le Blog du dessinateur qui peut ainsi exposer ses œuvres au plus grand monde et enfin le Blog dans sa forme le plus classique ressemblant à une forme de journal personnel ou intime.

Les Wikis : Un wiki est un système de gestion de contenu de sites web rendant ses pages web librement modifiables par tous les visiteurs y étant autorisés. Les wikis sont utilisés pour faciliter lécriture collaborative de documents avec un minimum de contraintes. Le concept de wikis est assez vieux. Cependant, il devient de plus en plus utilisé avec lapparition du Web 2.0. De nombreux projets libres ont vu le jour dont un bien connu : Wikipédia.

Les Espaces Collaboratifs : Une plate-forme de travail collaboratif est un espace de travail virtuel. Cest un site qui centralise tous les outils liés à la conduite dun projet et les met à disposition des acteurs. Elle intègre des outils informatiques, logiciels, des méthodes de travail en groupe pour améliorer la communication, la production, la coordination. Lobjectif du travail collaboratif est de faciliter la communication entre les individus dans le cadre du travail, tout en mesurant leur impact sur le comportement des groupes.

Les Mashups :
Une application composite (ou Mashup ou encore mash-up) est une application qui combine du contenu ou du service provenant de plusieurs applications plus ou moins hétérogènes. Dans le cas de site web, le principe d’un Mashup est donc d’agréger du contenu provenant d’autres sites, afin de créer un nouveau site. C’est le cas de Google, Yahoo !, Amazon, Ebay. Les Mashups ne sont pas toujours les bienvenus et leur situation commerciale est fragile puisqu’ils exploitent des données qui ne leur appartiennent pas.

Réseaux Sociaux : En anglais « Social Networking ». Le concept de Social Networking définit des communautés d’utilisateurs qui se sont regroupés en fonction de centres d’intérêts communs. Cela touche bien évidemment les domaines les plus divers : loisirs, passions, musiques, voyages, vie professionnelle… La plupart des sites qui servent de support à ces réseaux sociaux proposent un certain nombre de fonctionnalités permettant échanges et réactivité entre membres inscrits. MySpace, Facebook ou Flickr demeurent des sites emblématique du Social Networking.

5- Les enjeux économique et culturel du Web 2.0

Lémergence de la philosophie Web 2.0 entraîne plusieurs impacts au niveau économique.

Lun, voir le plus important, est le développement de logiciel de façon collaborative par des internautes et le plus souvent téléchargeable gratuitement. Ce genre de pratique peut nuire à des sociétés de développement de logiciels commerciaux. De plus, ce genre de logiciels est le plus souvent de qualité égale aux logiciels commerciaux. Mais aussi, le service après vente, qui est une force des produits commerciaux, se retrouve confronté à des communautés grandissantes qui entourent le monde du logiciel libre. Rien ne nous permet aujourdhui de dire que les logiciels commerciaux soient voués à disparaître.

Limpact culturel dû au développement du Web 2.0 peut être vu sous deux angles différents.

Lun consiste à dire que lapparition de grande communauté qui peut échanger entre eux, crée une pensée majoritaire. De lautre, on peut considérer quelles permettent un brassage et un partage des identités culturelles. Comme la plupart du temps, la réalité se situe entre les deux extrêmes : chaque individu apporte une connaissance et un savoir et peut les mettre en pratique indépendamment au projet auquel il participe en sachant que le produit final sera une vue densemble et en adéquation avec le besoin dun large public grâce à la diversité de ses créateurs.

6- Les différentes technologies employées :

Nous avons pu voir dans les différentes parties que le Web 2.0 est un concept philosophique mais il ne faut pas oublier qu’il s’appuie sur des aspects techniques et aussi de nouvelles technologies qui ont émergé telles que XML, AJAX, RSS

6-1 HTML : Le langage HTML permet de passer des informations aux différents navigateurs. C’est le langage le plus utilisé du web. La syntaxe d’HTML est basée sur des balises. C’est un langage simple, à porter de n’importe qui moyennant un apprentissage rapide. Il permet aussi bien la structuration des pages que leur mise en forme. L’inconvénient du langage HTML est qu’il n’est pas dynamique.

6-2 PHP & MySql : PHP est un langage développé sous licence libre. C’est un acronyme signifiant (PHP : Hypertext PreProcessor). L’avantage de ce langage c’est qu’il est dynamique. En effet, il permet de générer des pages dans divers format dont HTML, XML suivant les requêtes du visiteur. Nous pouvons donc dire que le site internet devient dynamique. PHP va généralement puiser les données qui lui sont utiles pour générer des pages internet dans une base de données.

C’est pour cela qu’il est le plus souvent jumelé avec MySql lui aussi sous licence libre. Les deux sont la plupart du temps installés sur un serveur de type Apache tournant sur Linux. Cette solution est nommée LAMP (Linux, Apache, MySql, PHP). Depuis 1995, date de l’invention, ce principe est très utilisé dans les wikis, Blog et tout site qui a besoin de l’aspect dynamique du PHP.

6-3 JavaScript : Ce langage permet de créer un certain dynamisme dans les pages Internet, mais d’une autre manière que le coté dynamique du PHP. En effet, le Javascript est surtout utilisé pour des effets visuels sur des pages mais il n’est pas capable de dialoguer avec une base de données puisqu’il est exécuté du côté client. En pratique, le Javascript permet par exemple de faire bouger du texte, des images, et d’interagir avec l’internaute par le biais de différents événements le tout sans actualiser la page.

6-4 XHTML :
C’est tout simplement une norme de programmation appliqué à HTML. Pourtant, l’utilisation d’XHTML procure beaucoup d’avantages. En effet, il permet de dissocier la structure du formatage, la mise en forme étant laissée à CSS. Les normes XHTML appliqués à HMTL permettent de hiérarchiser le contenu et de respecter les structures HTML.

6-5 CSS :
Est un langage de présentation pur. Il sert à définir toutes les propriétés de formatage de tous les éléments. Avec ce langage, on peut définir les propriétés des blocs (Marges, Bordure…) mais aussi les propriétés du texte (couleurs, polices, taille….). Le style CSS peut-être appliqué à l’intérieur même des pages (X) HTML. Le grand intérêt réside à utiliser les feuilles de style à part. En effet, cela permet une évolution du code (Une modification faite sur la feuille de style se propage sur toutes les pages).

7- Les technologies plus récentes :

7-1 XML : Évolution du langage SGML permettant aux concepteurs de documents HTML de définir leurs propres marqueurs dans le but de personnaliser la structure des données qu’ils comptent présenter. Le XML est une recommandation du W3C. L’objectif initial de XML était de faciliter le partage de textes et d’informations structurées, par exemple, au travers de l’Internet en séparant le contenu (les données) du contenant (la présentation des données).

7-2 RSS :
De plus en plus d’internautes souhaitent rester informés des nouveautés d’un site internet sans avoir à le visiter quotidiennement. RSS est une technologie qui permet de recevoir un sommaire de toutes les nouveautés d’un site internet au format XML. RSS est largement employé dans le Web 2.0 car il permet une certaine interconnexion entre les différents Blogs et sites communautaires.

7-3 AJAX : « Asynchronous JavaScript And Xml » ce n’est pas un langage mais un ensemble de langages utilisés pour la programmation d’application web. AJAX désigne donc un nouveau type de conception de pages Web permettant l’actualisation de certaines données d’une page sans procéder au rechargement total de cette page.

Cette méthode de conception repose sur la combinaison de technologies déjà existantes : HTML/CSS, Javascript/DOM, XML et les requêtes HTTP.

7-4 XmlHttpRequest : C’est un objet JavaScript permettant de communiquer entre une page web et le serveur sans avoir besoin de recharger la page. Les données récupérées dynamiquement sont la plupart du temps au format XML. Ces pages deviennent donc interactives et l’intégralité du site peut être, par exemple, fournit sur une seule page chargée une seule fois.

8- Avantages et Inconvénients

Nous venons de voir AJAX, celui-ci permet de gagner du temps lors de la visite d’un site car les données sont traitées en partie par le navigateur. Malheureusement, cette particularité peut engendrer des problèmes de sécurité. JavaScript doit, par exemple, être exécuté chez l’internaute laissant donc une porte ouverte pour des scripts malveillants. De plus, sous Internet Explorer, l’utilisateur doit avoir activé le support des ActiveX ce qui ouvre une porte supplémentaire.

D’autre part, se pose le problème du positionnement. En effet, les sites utilisant AJAX ont du mal à être référencés par les moteurs de recherche. De plus, ceux-ci ne gèrent pas le contenu dynamique tel que JavaScript vu que les moteurs de recherche se basent en fonction du texte du site.

Par la suite, nous pouvons remarquer sur des sites communautaires sur lesquels les internautes sont rédacteurs, se pose le problème de la fiabilité du contenu. Mais aussi, les informations des utilisateurs sont partagées à tout le monde. Cela peut avoir des incidences au niveau social de la personne.

Malgré tous ces inconvénients, le Web 2.0 dispose d’énormes avantages ce qui fait son succès aujourd’hui.

Tout d’abord, la gratuité des services. En effet, la plupart des services proposés sont gratuits tel que Facebook, Youtube…. Par la suite,  nous avons l’accès à l’information qui peut se faire très rapidement et en temps réel grâce notamment aux flux RSS. Le Web 2.0 est personnalisable, nous pouvons afficher la météo, actualité etc. tout cela sur une page.


9- Le Web 2.0 et l’entreprise !

Là où les applications 2.0 explosent sur internet, les modèles de portail participatif commencent à s’immiscer dans la vie de l’entreprise. Certaines entreprises innovantes se décident à installer des plates-formes de Blogs, des wikis. On assiste à une mutation de la communication au sein même de l’entreprise.

Pour un chef d’entreprise, les réseaux sociaux professionnels, si ceux-ci sont utilisés correctement, peuvent faciliter le recrutement de nouveaux collaborateurs mais aussi la recherche de nouveaux clients et partenaires.

L’un des avantages du Web 2.0 est la possibilité d’échanger et de partager ces informations pour les enrichir et les confronter au sein d’une interaction avec les autres utilisateurs. Les premiers portails d’entreprise se sont arrêtés à la publication. Seul l’administrateur avait la possibilité de publier des informations ; il n’y avait donc aucun retour des utilisateurs.

L’objectif d’une application 2.0 en entreprise n’est-elle pas de mettre en valeur ce que peut apporter chaque employé ? Cette mise en avant de chaque utilisateur ne peut qu’entrainer une dynamique au sein même de l’entreprise qui crée de l’engagement et un tissu social au sein même d’une entreprise. De plus, chacun des acteurs se sent moins isolé dans son secteur et a une vue plus globale des différentes activités de l’entreprise dans laquelle il travaille.

Echanger des références de bookmark ou des adresses de prestataires, avoir un réseau social de contacts, un échange d’expériences utilisateur, un support technique… tous ces services peuvent être regroupés au travers d’un Mash-Up pertinent : une seule plate-forme autour d’un seul compte utilisateur, celui de l’employé.

Exemple de Web 2.0 pour les entreprises :

Ziki : Aide gratuitement les entreprises à trouver les meilleurs prestataires de services pour réaliser leurs projets.

Xing : Le réseau mondial de Networking professionnel, permet de trouver des contacts, des entreprises, des collaborateurs.

LinkedIn : Pour échanger idées, informations et faire progresser leur carrière.

Piwie : C’est le premier « chat » business au monde.

« Le Web 2.0 dans l’entreprise : la réinvention du travail collaboratif » Ofer Attali

10- Accessibilités des sites Web

Comme l’était le web 1.0 grâce aux recommandations du W3C, le Web 2.0 doit bénéficier d’une accessibilité suffisante.

L’accessibilité est le fait de rendre le plus grand nombre de personnes capables de percevoir, utiliser et comprendre les contenus Web, en particulier en ce qui concerne les personnes handicapées (malvoyantes, malentendantes…) et les personnes utilisant un navigateur en mode texte.

L’accessibilité est fondée sur quatre principes pour lesquels le W3C a défini des directives qui rendent l’application de ces principes applicables concrètement.

  • Toute personne doit être capable de prendre connaissance du contenu
  • Les éléments d’interaction doivent être utilisables
  • Le contenu et les commandes doivent être lisibles et compréhensibles
  • Le contenu doit être assez robuste pour fonctionner avec les technologies actuelle et future

11- Conclusion

Le Web 2.0 est avant tout un web communautaire et participatif. Son objectif est de fournir des applications purement en ligne afin de se libérer du support physique qu’est l’ordinateur. Les Wikis, Blogs et autres outils communautaires sont des exemples les plus répandus. Les évolutions technologiques ont permis d’ouvrir de nouvelles possibilités avec AJAX, RSS, Xml.

La promesse du Web 2.0 est donc d’ouvrir une ère nouvelle où les utilisateurs sont à la fois les contributeurs et les bénéficiaires. Dés lors, la notion d’intelligence collective prend tout son sens. Cependant, la notion de Web 2.0 reste floue à définir. Paradoxal en soit puisque tout le monde en parle ; pourtant personne ne saurait en donner une définition exacte. Nous pouvons donc dire qu’il s’agit surtout d’un ensemble d’enjeux économiques, de nouveaux services définis pour mais aussi autour de l’internaute.

Pour l’avenir et en évolution du Web 2.0, nous pouvons émettre plusieurs suppositions. En effet, plusieurs pistes sont envisageables mais aucune n’est vraiment concrète.

Tout d’abord, l’apparition du Web Sémantique ou Web 3.0. Celui-ci va révolutionner la manière de faire ses recherches sur Internet. En effet, celles-ci ne seront plus sur la base de mots clé mais sur la compréhension du langage usuel. De plus, une plus grande intégration des sources d’informations avec des réponses à nos requêtes plus intelligentes, plus pertinentes et plus proche de l’humain. Bref, l’ère du Web 3 sera marquée par la déduction cognitive.

Par la suite, on peut concevoir une évolution de la syndication des données en combinant donnée et service afin de permettre de développer encore plus le concept de plateforme client/serveur où n’importe quelle application devient accessible via Internet. Enfin, si le terme de Web 3.0 doit exister un jour, cela ne pourra être qu’en tant qu’une évolution du Web 2.0 avec des services encore plus poussés, plus intuitifs et sûrement le principe des MashUp exploités au maximum avec des sites concentrant un ensemble de services.

Annexes : Lexiques & Sources

Lexique :

AJAX

AJAX (Asynchronous JavaScript And XML) est un acronyme qui caractérise la combinaison d’un certain nombre de technologies existantes et servant au développement d’applications Web : HTML/CSS, Javascript/DOM, XML et les requêtes HTTP.
AJAX permet d’exécuter des applications à l’intérieur du navigateur en apportant un affichage plus rapide car l’actualisation de certaines données d’une page peut se faire sans un rechargement total de cette page.

Blog

Terme issu de la contraction de Web et Log, le blog est un journal en ligne qui permet à son animateur d’échanger ses points de vue avec ses lecteurs. En effet, chaque nouvel article peut faire l’objet de nombreux commentaires postés par les visiteurs du site.
Le blog offre donc un certain compromis entre le site personnel et le forum de discussion.
Facile à créer et à animer, les blogs ont séduits des millions de personnes qui utilisent cet outil dans des sphères très variées. Du particulier au journaliste en passant par les responsables politiques et le monde de l’entreprise, le blog s’est aujourd’hui imposé comme un média incontournable.

Blogosphère

Issu de la contraction de contraction de blog et biosphère, le terme blogosphère désigne l’ensemble de la communauté qui anime des blogs.

Blogroll

Chaque blog affiche généralement dans une colonne un blogroll c’est-à-dire une liste de liens (notamment vers d’autres blogs) considérés comme pertinents par le responsable du blog.

Mashup

Derrière ce concept se profile la possibilité de bâtir un site web ou un service en ligne à partir de diverses applications disponibles sur le Net. Ainsi, certains services proposent leurs applications notamment sous forme d’API, ce qui facilite l’extraction et le traitement des informations. L’utilisateur peut alors faire son marché parmi les nombreuses applications et construire – briques par briques – un site web personnalisé.

Le grand intérêt de ce système réside dans la possibilité de combiner des applications développées par des prestataires différents et de les exploiter sur une même interface.
Si l’API de Google Maps est l’un des plus utilisés, nous pouvons également citer Housingmaps (http://www.housingmaps.com) pour la recherche de biens immobiliers. Ce dernier réunit – sur un même site – les petites annonces CraigsList avec l’API Google Maps ce qui permet d’associer données géographiques et commerciales.


Podcast

Issu de la contraction de Ipod et Broadcast (diffusion), le podcasting est un moyen de diffusion de fichiers sonores sur le Net. Des sites – tels qu’Odeo.com – permettent à des utilisateurs de publier leurs fichiers audio et vidéo et de les mettre à disposition du public. Il est ensuite possible de s’abonner à des flux RSS ou Atom pour récupérer automatiquement de nouveaux fichiers sonores sur son ordinateur personnel ou son baladeur numérique.

RSS

RSS (Really Simple Syndication) est un format de syndication, capable de récupérer le contenu brut d’un site web sans s’occuper des données liées à sa forme. Un flux RSS permet avant tout de lire les nouveautés diffusées sur un site ayant choisi d’établir un fil sur celles-ci, un peu comme le fil d’actualité d’une agence de presse, d’où le terme de fil RSS. L’utilisateur peut ensuite parcourir dans une seule application l’ensemble des nouveautés mises en ligne sur les sites qu’il veut suivre, sans avoir à se porter sur chaque site. Si les grands sites d’actualité ainsi que certaines entreprises et administrations ont adopté le RSS, ce format de syndication de contenu a surtout explosé grâce au développement des blogs.
L’utilisateur peut avoir recours à des solutions très variées pour consulter les flux RSS de son choix. De l’installation d’un logiciel dédié aux flux RSS – sur son poste de travail – à un lecteur intégré dans le navigateur web ou le logiciel de messagerie, en passant par des agrégateurs de flux RSS disponibles sur des sites web, l’internaute n’a que l’embarras du choix.

Social
Bookmarking

Le concept de Social Bookmarking désigne une pratique qui consiste à enregistrer ses favoris (ou signets) sur un site web public puis de les repérer par des mots-clés (appelés tags). L’objectif est surtout de pouvoir mutualiser ses favoris. Un site comme Del.icio.us (http://del.icio.us/) permet ainsi d’identifier les sites les plus populaires sur un sujet donné.
L’intérêt réside toujours dans la possibilité d’obtenir les favoris d’autres utilisateurs en fonction de ses propres pages. Il est possible de s’abonner aux signets d’un utilisateur et donc d’être alerté dès que ce dernier a intégré de nouveaux sites.

Social
Networking

Le concept de Social Networking (Réseau social en français) définit des communautés d’utilisateurs qui se sont regroupés en fonction de centres d’intérêts communs. Cela touche bien évidemment les domaines les plus divers : loisirs, passions, musique, voyages, vie professionnelle…
La plupart des sites qui servent de support à ces réseaux sociaux proposent un certain nombre de fonctionnalités permettant échanges et réactivité entre membres inscrits.
MySpace ou FlickR demeurent des sites emblématiques du Social Networking. Toutefois, d’autres sites tels que Viaduc (réseau d’entraide professionnel) – qui fonctionne sous forme de réseau social -existaient bien avant l’explosion du Web 2.0.



Syndication
de
contenu

Ce concept recouvre toutes les possibilités techniques données à des sites de relayer les informations issues d’autres sites, sans pointer vers ceux-ci, mais au contraire en intégrant automatiquement l’information issue de ceux-ci. Ainsi, des webmasters peuvent récupérer d’autres contenus et enrichir – de manière automatisée – l’offre d’information sur leurs propres sites web tandis que les sites qui mutualisent leur contenu augmentent leur audience.
Avec le Web 2.0, la syndication de contenu est souvent facilitée par la création de flux RSS ou Atom associés aux différents contenus syndiqués.

Tags

Les tags (étiquettes en français) représentent l’un des éléments les plus caractéristiques des sites rentrant dans la sphère du Web 2.0. En effet, la plupart des contenus postés sont repérés et identifiés par ces fameux tags qui sont proposés par le producteur de contenu. Ces tags (ou mots-clés) sont ensuite sensés faciliter l’identification et la recherche de contenu dans la base de données. Nous retrouvons ainsi une logique de classement qui n’est pas sans rappeler le travail d’indexation effectué par les professionnels de l’information et de la documentation. Finalement, le Web 2.0 transforme les producteurs de contenu de ces sites en armée de documentaliste. Les sites Web 2.0 affichent souvent un « tag cloud » (autrement dit, un nuage de tags) qui permet de visualiser du premier coup d’œil les tags les plus utilisés récemment. Plus la taille du mot-clé est grande, plus il y a d’articles indexés avec celui-ci. Cela permet notamment de repérer plus facilement les sujets les plus traités par les utilisateurs à un instant T.

Wiki

Historiquement, le premier wiki, le Wiki Wiki Web, a été inventé par Ward Cunningham. Ce dernier a choisi ce terme en s’inspirant de l’hawaïen « wiki-wiki », signifiant « vite ».
Un wiki (en français prononcer oui-qui) est un outil de gestion de site web qui permet aux utilisateurs de publier et modifier facilement du contenu. Les wikis sont surtout utilisés dans une optique collaborative et les utilisateurs autorisés peuvent ainsi participer – de manière bénévole – à l’enrichissement du contenu.
Créée en 2001, l’encyclopédie libre Wikipedia (http://fr.wikipedia.org) est toujours le wiki le plus utilisé au monde. Mais il existe d’autres wikis thématiques : Jurispedia (http://www.jurispedia.org/ -encyclopédie du droit), Geneawiki (http://www.geneawiki.com/ – encyclopédie sur la généalogie), Wikitravel (http://wikitravel.org/fr/ – guide de voyage), etc.

XML

Le développement de la syndication de contenu constitue l’un des phénomènes de l’Internet de ces dernières années. Ce succès repose en grande partie sur le format XML (eXtended Markup Language) qui s’est imposé comme la norme pour la syndication de contenu web. La structuration rigoureuse de l’information – permise par XML – autorise la récupération du contenu brut d’un site web sans s’occuper des données liées à sa forme. Un webmaster peut ainsi facilement exploiter le contenu syndiqué issu d’un autre site tout en personnalisant la présentation afin que celle-ci soit en accord avec la charte graphique de son propre site web.
Parmi les protocoles de syndication de contenu qui utilisent la norme XML, il y a le fameux RSS.

Sources :

Livre :

Site Internet :


http://www.les-infostrateges.com

http://fr.wikipedia.org/